Vie
dans l'école |
La priorité de l'escòla Calandreta est de permettre à l'enfant d'organiser sa vie d'école dans le groupe avec comme mode de communication principal : la langue occitane. L'enfant prend conscience de la place qu'il occupe dans le groupe, ainsi que les responsabilités, les obligations et les droits que cette même place suppose.
La classe s'organise autour de ses institutions :
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le
" qué de nau ? " (quoi de neuf ?)
C'est un moment en début de semaine où l'enfant, qui souhaite parler, s'inscrit sur un panneau, auparavant, afin d'en informer le groupe. Pendant le " qué de nau ? " l'enfant raconte tout ce qu'il veut. Il peut raconter quelque chose qu'il a imaginé, à partir du moment où il en informe le groupe. Il peut raconter son dimanche ou une mésaventure. Le temps de parole de l'enfant est limité afin qu'il structure son discours et qu'il synthétise. Ce qui se dit en " qué de nau ? " ne sort pas du groupe et ne peut être raconté à l'extérieur que si celui qui a tenu les propos l'autorise. |
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Les
lois de la classe
Les enfants définissent démocratiquement
(vote à la majorité) les règles de vie de la classe afin
d'y vivre bien. Elles sont basées sur des responsabilités concrètes
et sur des limites. La règle essentielle est de respecter l'autre, de
respecter son cadre de vie et de ne pas se moquer de l'autre. Par ce système,
les enfants sont éveillés à la tolérance pour ce
que chacun fait.
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Le conseil hebdomadaire Tout le monde assiste
au conseil hebdomadaire. Le conseil est limité dans le temps.
Un enfant préside le conseil, un autre en est le secrétaire.
Le président annonce l'ouverture du conseil, donne l'heure de
début et l'heure de fin de celui-ci. Il rappelle les lois du
conseil : " on écoute l'autre parler ", " on demande
la parole en levant la main ", " on ne se moque pas ".
Après il demande qui a des points à inscrire dans les
différentes rubriques.Le secrétaire les note.Quand le
sommaire est achevé d'écrire, le président donne
la parole à chaque élève qui s'est inscrit dans
les rubriques et à ceux qui souhaitent intervenir.Ainsi, le débat
s'installe. Toutes les décisions sont votées à
la majorité des présents.Le cahier de conseil peut être
considéré comme un médiateur qui a pour effet de
calmer et de relativiser : en notant dans la semaine dans ce cahier
ce qui l'a inquiété ou réjoui, chaque enfant peut
attendre confiant le conseil, il sait qu'il sera entendu. |
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les
bilans journaliers
Deux fois par jour, en fin de matinée et d'après-midi, chacun
donne ses impressions sur les activités menées au cours de la
demi-journée : " je suis content d'avoir fait
", "
je ne suis pas content d'avoir fait
". Ceci est exprimé par
des signes : soleil (je suis content), nuage (je ne suis pas content), soleil-nuage
(je suis un peu content et un peu pas content), pluie (je suis très mécontent).
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Dans
les bilans journaliers, on ne parle que des activités qui ont été
menées et non de relations avec les personnes.
Quelque soit le niveau de ses réflexions, le niveau de maturité, l'enfant a toujours son temps de parole et est reconnu comme une personne unique. |
les
métiers
La place de l'enfant dans l'escòla se manifeste
par l'attribution des responsabilités : métiers. L'enfant est
responsabilisé face à une tâche qu'il a choisi et qu'il
assume seul sur une longue durée. C'est son métier dans la classe.Ainsi,
chacun est reconnu comme l'égal de l'autre : des responsabilités
pour tous.
Exemples : responsable du téléphone, responsable du cahier
d'appel, banquier, monsieur ou madame météo, responsable du matériel
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la monnaie Comme
les parents, les enfants sont payés pour le métier qu'ils
exercent quotidiennement. Tout travail mérite salaire. La monnaie
est une monnaie fictive, valable uniquement dans la classe et valable
seulement une année scolaire. C'est la monnaie " vòla
didau ". Les " vòla didaus " sont mis dans un porte-monnaie
nominatif qui sera déposé dans la " banque ",
tenue par un ou deux responsables. |
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le marché
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Une
fois par semaine, le marché est un moment de dépense de
la monnaie gagnée ou épargnée. Ce sont les enfants
qui organisent ce marché. Il y a un " marché de choses
" et un " marché de fabrications ". Le temps du
marché est limité : l'heure d'ouverture et de fermeture
est annoncée par l'enseignant. Chaque enfant dispose sur sa table
les objets ou les fabrications qu'il a décidé de vendre.
Il en fixe le prix et l'affiche clairement. L'enfant ne peut dépenser
plus que ce qu'il a dans son porte-monnaie. Une fois par mois, l'enseignant
participe au marché et vend lui aussi des objets ou des fabrications.
Ceci permet de faire rentrer à nouveau la monnaie dans la banque
pour le paiement des métiers.
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Cette institution permet d'acquérir plus aisément les notions d'addition, de soustraction et de multiplication.
le
travail individuel
Le travail individuel suit un plan de travail individualisé
quotidien, hebdomadaire ou bi-hebdomadaire, établi par l'enseignant en
fonction d'une progression parfaitement adaptée au niveau et à
la vitesse de l'enfant.
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Diverses
activités sont proposées dans ce plan de travail. L'enfant
peut choisir l'ordre dans lequel il souhaite les effectuer, le tout est
qu'à la fin de la séance, les tâches demandées
soient réalisées. Le temps de travail individuel est limité
dans le temps, l'heure de début et de fin est annoncée soit
par l'enseignant soit par un enfant.
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les ateliers décloisonnés
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Les
ateliers décloisonnés sont proposés par les enseignants
et les assistantes maternelles. Les enfants des différentes classes
choisissent et s'inscrivent dans un atelier et se rencontrent au cours
de l'activité. L'objectif principal de cette activité hebdomadaire
ou bi-hebdomadaire est que des enfants d'âges différents
participent à une même activité et s'entraident.
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Les
ateliers décloisonnés sont proposés par les enseignants
et les assistantes maternelles. Les enfants des différentes classes
choisissent et s'inscrivent dans un atelier et se rencontrent au cours
de l'activité. le but de cette activité hedomadaire ou bi-hebdomadaire
est que des enfants d'âges différents participent à
une même activité et s'entraident.
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les
ateliers d'écriture
Dans toutes les classes des ateliers d'écriture sont organisés.
Ils peuvent naître soit après une consigne simple donnée
soit après un long temps d'imprégnation sur un thème donné.
Les histoires sont inventées à partir d'un personnage donné,
qui passionne les enfants. Tout vient de l'imagination des enfants. La règle
première de ces ateliers est que, dans les histoires, tout peut arriver.
En cycle 1, l'enseignant est le scribe des enfants. En cycle 2 et cycle 3, l'écriture
de groupe ou individuelle est favorisée.
Ces créations permettent la réalisation de livres qui serviront
à l'apprentissage de la lecture.
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les
ateliers permanents
En maternelle, deux fois par jour, pour une durée de vingt minutes, les ateliers sont proposés : jeux de construction, voitures, poupées, coloriages, puzzles L'enfant choisit l'activité et non le copain. Il s'inscrit au jeu choisi avec une étiquette pour bien marquer son choix. Le nombre de places à chaque atelier est limité. |
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les
journaux
Différents journaux peuvent exister dans l'escòla :
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En maternelle, le journal de la classe qui rend compte
quotidiennement de ce qui s'est passé dans la journée. Les
journalistes (métier) rédigent les articles. Le journal
est structuré en rubriques : rubrique déjeuner, rubrique
récréation, rubrique activités, rubrique météo
Un reporter photographe (métier) dessine un ou plusieurs faits
évoqués dans les articles. Les rédacteurs en chefs
(métier) mettent en page le journal. Il est affiché tous
les soirs pour permettre aux parents d'en prendre connaissance.
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En maternelle et primaire, le journal de l'école,
mensuel ou trimestriel, qui présente des articles rédigés
par les enfants des différentes classes sur des sujets extrêmement
divers et variés. Il comporte aussi des dessins. Il est vendu à
la sortie des classes.
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